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vendredi 28 mars 2008

Une semaine sans pesticides ???



C’est la fin de la semaine sans pesticide… ça vous avait échappé ! Vite, courez voir les dernières initiatives qui ont lieu ce week-end, sur le site de cette manifestation franco-québécoise, par exemple une conférence sur «Les polluants chimiques, pesticides et OGM : les effets sur la santé» au magasin Botanic de Suresnes, samedi 29 mars à 11h.

Il faut saluer l’initiative de cette chaîne de jardineries qui œuvre vraiment pour le développement durable, par exemple en ne vendant plus d’engrais et de pesticides chimiques de synthèse. Plus d’infos le site de Botanic.

En attendant, soyez rassurés, tout va mal sur le front en question… Dans Libération d’hier, pas moins de 2 articles sur le sujet : la mozzarella di bufflonne , produite dans la région de Naples, contaminée à la dioxine, et le vin, oui, notre vin quotidien, qui s’avère contenir de 4 à 10 pesticides différents. C’est le résultat d’une étude menée sur 34 échantillons de vins "conventionnels" (non bio) en provenance de plusieurs pays d’Europe, réalisée par l’association Pan Europe - Pesticides Action Network Europe.

Faisons un détour par l’interminable et silencieuse pollution du Rhône au pyralène, un polluant organique persistant, telle qu’une interdiction totale de la pêche a dû être déclarée en août dernier, ou vers la Loire, où plusieurs centaines de tonnes de fuel ont été déversées grâce à Total, encore et toujours.

Et aussi, quelques sympathiques études sur l’état des rivière en France, comme celle de l’IFEN, intitulée sobrement Les pesticides dans les eaux - Données 2005, dont voici un extrait du résumé : La présence de pesticides dans les eaux superficielles et souterraines est généralisée sur l’ensemble du territoire – métropole et départements d’outre-mer (DOM). Ainsi, en France métropolitaine, des pesticides ont été détectés dans 91 % des points de mesure des cours d’eau et dans 55 % des points de mesure des eaux souterraines. Les niveaux de contamination sont significatifs : 36 % des points de mesure en eaux de surface ont une qualité moyenne à mauvaise et 25 % des points de mesure en eaux souterraines ont une qualité médiocre à mauvaise.

Le WWF lance une campagne sur le sujet : stop aux PCB...

A la vôtre !

mardi 2 octobre 2007

OGM, verbatim

Pour commencer voici un reportage – long, complet et définitif – sur les ravages liés aux plantations d'OGM en Argentine :

Pour résumer :

1. Les OGM ne diminuent pas l’épandage d’insecticides ou d’herbicides, au contraire : par exemple, on plante un maïs transgénique dans lequel on a inclus le gène de la résistance à un herbicide très connu, et très toxique, le round-up. Donc ensuite, on peut épandre « à donf » du round-up un peu partout sur le champ de maïs, en quantité, et aussi à côté….

2. Les plantation d’OGM, dans ce pays comme au Brésil, sont le fait d’hommes d’affaires, qui font des investissements – lesquels doivent être rentables. Il n’est pas question de « nourrir les hommes ». C’est tout simple, en anglais, ça appelle le « business of green »…

Pendant ce temps, en France, on discute :

La France s'oriente vers la fin des cultures OGM (Le Monde, édition papier, vendredi 21 septembre).

Bruxelles refuse que l'on interdise les plantes transgéniques (Le Monde, édition papier, samedi 22 septembre).

Les cultures OGM vont-elles passer l'hiver ? Jean-Louis Borloo aurait annoncé la suspension de la commercialisation des semences (Libération, édition papier, vendredi 21 septembre).

L'annonce du gel des OGM embarrasse M.Barnier (Le Monde, édition papier, samedi 22 septembre).

La décision finale sur les cultures transgéniques reviendra à M. Sarkosy (Le Monde, édition papier, mardi 25 septembre).

Et pour conclure, laissons parler le ministre de l’Agriculture et de la pêche, qui s’exprimait lors de la Finale Nationale du Championnat de France de Labour, le 16 septembre dernier à Masseube, dans le Gers. C’est un extrait du discours publié sur site du Ministère :

« OGM Il est impératif de pacifier le débat, d’éviter des drames comme nous en avons connu un cet été dans le Lot, de sortir de positions radicales souvent trop réductrices, et de créer un cadre accepté par tous pour les décisions futures sur ce sujet, notamment en matière de commercialisation. C’est toute l’ambition du Grenelle. Chaque variété et chaque OGM sont différents : ces décisions ne pourront donc être prises qu’au cas par cas. Une chose est sûre : nous ne pouvons rester à quai en termes de recherche sur les OGM de façon encadrée et contrôlée. Les enjeux nutritionnels, environnementaux, et en termes d’application pour la santé, sont importants. Le principe de précaution, c’est aussi ne pas fermer la porte aux bénéfices éventuels de ces recherches. Car les autres pays ne la fermeront pas : il est primordial de maintenir un leadership en matière de recherche pour lutter contre la concentration, au niveau économique, du secteur entre 2 ou 3 grand pays. Ce dossier appelle transparence et rigueur. Mais je veux rappeler ici que les agriculteurs qui cultivent quelques 20 000 hectares de maïs OGM Mon810 le font dans le cadre de la loi, une loi de la république qui doit être respectée par tous. »

mercredi 26 septembre 2007

Bananes en chiffres

Acte 1. La banane représente 57,8% de la production agricole de la Martinique, elle est exploitée sur 27,1% de la surface agricole utilisée. La production de bananes de la Martinique s'établissait en 2005 à 260.361 tonnes, dont 251.000 tonnes commercialisées en Europe, soit 10% de sa consommation annuelle. La production mondiale s'élevant à 72,6 millions de tonnes. Voir par exemple article TF1/LCI du 20 août 2007.

Acte 2. A la suite du passage du cyclone Dean, le secrétaire d'État à l'Outre-mer, Christian Estrosi, a estimé à 115 millions d'euros le coût de la remise sur pied des bananeraies dévastées (même source que acte 1).

Acte 3 : "Seulement" 9% des sols de Guadeloupe et 8% des sols de Martinique sont très pollués, mais le chlordécone se retrouve dans de nombreux aliments : le lait des vaches, les cucurbitacées, de nombreuses espèces marines. Enfin, la réglementation sur les limites maximales de résidus, pas assez stricte, n'a pas permis d'éviter la contamination de la population antillaise. Les populations les plus touchées seraient celles qui consomment les produits de leurs jardins. Novethic, 18 septembre 2007.

Acte 5 : Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, qui a qualifié la situation de "très grave", a alloué une aide d'urgence en faveur des productions de diversification végétale et animale consécutive aux dégâts causés par le cyclone DEAN de 4 millions d'euros, il ne s'agit pas d'une aide à la reconversion mais d'une aide aux agriculteurs ayant déjà une production dite de diversification.

4 millions sur 115 millions d’euros, cela fait 3,47 %, c’est donc le prix payé pour une situation soi-disant « très grave ».

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