Pour commencer voici un reportage – long, complet et définitif – sur les ravages liés aux plantations d'OGM en Argentine :
Pour résumer :
1. Les OGM ne diminuent pas l’épandage d’insecticides ou d’herbicides, au
contraire : par exemple, on plante un maïs transgénique dans lequel on a
inclus le gène de la résistance à un herbicide très connu, et très toxique, le
round-up. Donc ensuite, on peut épandre « à donf » du round-up un peu
partout sur le champ de maïs, en quantité, et aussi à côté….
2. Les plantation d’OGM, dans ce pays comme au Brésil, sont le fait d’hommes d’affaires, qui font des investissements – lesquels doivent être rentables. Il n’est pas question de « nourrir les hommes ». C’est tout simple, en anglais, ça appelle le « business of green »…
Pendant ce temps, en France, on discute :
La France s'oriente vers la fin des cultures OGM (Le Monde, édition papier, vendredi 21 septembre).
Bruxelles refuse que l'on interdise les plantes transgéniques (Le Monde, édition papier, samedi 22 septembre).
Les cultures OGM vont-elles passer l'hiver ? Jean-Louis Borloo aurait annoncé la suspension de la commercialisation des semences (Libération, édition papier, vendredi 21 septembre).
L'annonce du gel des OGM embarrasse M.Barnier (Le Monde, édition papier, samedi 22 septembre).
La décision finale sur les cultures transgéniques reviendra à M. Sarkosy (Le Monde, édition papier, mardi 25 septembre).
Et pour conclure, laissons parler le ministre de l’Agriculture et de la pêche, qui s’exprimait lors de la Finale Nationale du Championnat de France de Labour, le 16 septembre dernier à Masseube, dans le Gers. C’est un extrait du discours publié sur site du Ministère :
« OGM Il est impératif de pacifier le débat, d’éviter des drames comme nous en avons connu un cet été dans le Lot, de sortir de positions radicales souvent trop réductrices, et de créer un cadre accepté par tous pour les décisions futures sur ce sujet, notamment en matière de commercialisation. C’est toute l’ambition du Grenelle. Chaque variété et chaque OGM sont différents : ces décisions ne pourront donc être prises qu’au cas par cas. Une chose est sûre : nous ne pouvons rester à quai en termes de recherche sur les OGM de façon encadrée et contrôlée. Les enjeux nutritionnels, environnementaux, et en termes d’application pour la santé, sont importants. Le principe de précaution, c’est aussi ne pas fermer la porte aux bénéfices éventuels de ces recherches. Car les autres pays ne la fermeront pas : il est primordial de maintenir un leadership en matière de recherche pour lutter contre la concentration, au niveau économique, du secteur entre 2 ou 3 grand pays. Ce dossier appelle transparence et rigueur. Mais je veux rappeler ici que les agriculteurs qui cultivent quelques 20 000 hectares de maïs OGM Mon810 le font dans le cadre de la loi, une loi de la république qui doit être respectée par tous. »