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Tag - Biodiversité

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jeudi 1 mai 2008

Quel rapport entre votre marque de shampoing et les orangs-outangs d'Indonésie ?

orangoutanggreenpeace

Greenpeace lance une campagne de pétitions à adresser à Dove - fabriquant de shampoings - du groupe Unilever. Dove - parmi beaucoup d’autres - utilise en effet de l’huile de palme comme produit de base pour fabriquer ses shampooings, et ses principaux fournisseurs sont situés en Indonésie, champion de la déforestation et de l’émission de CO2.

Le savon est le produit de la réaction d'une solution concentrée de base (hydroxyde de sodium ou de potassium) sur un corps gras. L’huile de palme est largement utilisée depuis le XIXème siècle comme matière première pour fabriquer des savons et bases lavantes liquides, car c’est un produit bon marché. De plus, la vogue des produits détergents et cosmétiques étiquetés « verts » ou encore « bio » ou « naturels » en a accru l’emploi comme ingrédient « écologique ». Il faut savoir que l'huile de palme entre aussi dans la composition de denrées alimentaires industrielles (biscuits, viennoiseries, plats préparés) alors que c’est un produit de première nécessité pour de nombreuses populations dans le monde.

La pétition lancée par Greenpeace s’inscrit dans l’une de ses grandes campagnes mondiales, celle de la sauvegarde des forêts, et notamment des forêts primaires. En Indonésie, la culture de l’huile de palme est responsable d’une déforestation importante, entre autres dans une région qui abrite des orangs-outangs, espèce actuellement très menacée. Outre la perte de biodiversité, la déforestation est impliquée dans le réchauffement climatique.

[|http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/cooking-the-climate.pdf|fr]
Dove et la déforestation

Que pouvez-vous faire ? D’une part signer la pétition en ligne de Greenpeace, d’autre part consulter attentivement les étiquettes des produits que vous achetez et bannir ceux qui contiennent de l’huile de palme. Suivant les cas, elle apparaitra en français, soit Huile de palme ou Huile de palmiste, en latin Elaeis guineensis ou encore sous le nom de la molécule soit Sodium Palmate ou Sodium Palm Kernelate. Y compris dans les produits « verts » qui sont encore nombreux à en contenir, comme la « base moussante neutre » de Melvita ou le « savon liquide neutre » de Florame, deux marques vendues en magasins bio. Quant aux produits de lavage et d’entretien, le flou reste entier : la marque Monoprix Vert, par exemple, se contente des mentions ingrédients / agents de surface d’origine végétale pour toute info.

Par quoi les remplacer ? Par du savon de Marseille ou du savon noir - vérifier la composition : ils doivent être à base d’huile d’olive et sans additifs - ou du savon d’Alep - à base d’huile d’olive et d’huile de baies de laurier. Des produits que l’on trouve actuellement sous forme solide et liquide.

Pour en savoir plus, on peut consulter :

Et sur les détergents « écologiques », la discussion continue dans l’article suivant « Nous avons testé pour vous… les noix de lavage de l’Himalaya ».

vendredi 14 septembre 2007

Biodiversité, une conclusion en mi-teinte (voir les 2 billets précédents)

Suite du compte-rendu de l'article : Biodiversité, le déclin continue (journal Le Monde, édition papier, jeudi 13 septembre). On y apprend que la Convention sur la diversité biologique, signée au Sommet de la Terre de Johannesbourg en 2002, n'a pas atteint ses objectifs mais que malgré tout 12 à 13% du territoire mondial est aujourd'hui protégé (parfois sans moyen ou pas très bien géré). C'est insuffisant mais il semblerait qu'une prise de conscience internationale commence à porter ses fruits. Une effervescence dixit un expert français…

On a même créé un comité international d'experts – l'IMOSEB – qui fait le point régulièrement : la prochaine réunion se tiendra à Montpellier du 15 au 17 octobre.

Au début de ce blog, j'étais très sceptique sur toutes ces réunions mondiales d'experts, d'ONG, de délégations gouvernementales, de ministres, de chefs d'États : c'est un trafic incessant sur l'ensemble de la planète ! Et tous ces bilans, rapports, traités, conventions, protocoles, règlements…qui semblaient rester lettre morte.

En fait, et peut-être parce que je suis de bonne humeur aujourd'hui, qu'il fait beau (à Paris), que la couche d'ozone se rétablit, qu'il y a des grèbes huppés au bois de Vincennes (il restait 42 couples en Grande-Bretagne en 1860), des grues cendrées au lac de Der et 1237 couples nicheurs de cigognes cette année en France (après une quasi-disparition), bref, je me demande si tout ça ne participe pas d'un embryon de conscience planétaire qui arriverait enfin à mettre en place cahin-caha des mécanismes d'auto-régulation ? Mécanismes dans lesquels on a maintenant chacun un rôle à jouer, aussi bien individuel, que collectif, dans sa vie privée et au boulot, dans les entreprises, dans les associations et les représentations locales, et puis avec les élus qu'on élit… Ça c'est ma vision optimiste de la mondialisation, la pessimiste je vous la réserve pour un jour de pluie (ce qui ne devrait pas tarder!).

Biodiversité, de très mauvaises nouvelle : 16 371 espèces menacées dans le monde

Biodiversité, le déclin continue (journal Le Monde, édition papier, jeudi 13 septembre) : cet article reprend les infos du rapport annuel de l'UICN acronyme étrange pour The World Conservation Union ou Union Mondiale pour la Nature en français.

Plutôt que de vous retranscrire la liste, je vous recommande soit d'acheter le journal, soit d'aller voir le site de l'IUCN (en anglais), soit encore celui du Comité Français de l'UICN.

Dans un communiqué de presse en date du 12 septembre, cet organisme nous apprend que (je cite) : la France se situe parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces animales et végétales menacées au niveau mondial. Cette situation est principalement due aux espèces présentes dans ses collectivités d’outre-mer, qui abritent une très forte biodiversité. Avec 641 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire, la France a une responsabilité majeure dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité qui frappe la planète. Elle se situe parmi les 10 pays les plus concernés par ce phénomène avec l’Équateur, les USA, la Malaisie, l’Indonésie, le Mexique, la Chine, le Brésil, l’Australie et la Colombie. Les principales menaces pesant sur les espèces sont la dégradation des milieux naturels, la surexploitation, et l’introduction d’espèces envahissantes.

Donc, au boulot, les Français !

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