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mercredi 21 novembre 2007

La vie au grand air...

Saviez-vous que la poussière met de bonne humeur ? Plus on est exposé à certaines bactéries, moins on est dépressif. Quelle est son petit nom à cet antidépresseur qui vit dans la poussière et dans la boue ? C’est « Mycobacterium vaccae» en toute simplicité, une bactérie « amicale » (soit « friendly » en anglais). La voilà, la photo est de Laura Rosa Brunet, publiée sur le site de l'Université de Bristol, UK :

mycobacteriumvaccae

Chez la souris, cette bactérie active la production de sérotonine, dont l’absence peut provoquer des dépressions.

Ce résultat étonnant a été publié dans la revue Neuroscience, voici le lien avec l’abstract. Le Dr Chris Lowry, signataire principal de l’étude, se pose la question : « Selon ces résultats nous sommes amenés à nous demander si nous ne devrions pas passer plus de temps dans la boue».

Avis aux parents ! LAISSEZ VOS ENFANTS PATAUGER DEHORS DANS LA GADOUE ! Et c’est Libération qui en a parlé le 17 avril 2007 (ça fait un bail !).

Autre info, c’est que l’intérieur – d’une maison ou d’un véhicule – est beaucoup plus pollué et toxique que l’extérieur. Moralité, ouvrez grand les fenêtres ! C’est toujours Libération qui le dit, un peu plus récemment (lundi 12 novembre) à la suite d’un rapport de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur – OQAI.

Cet organisme « officiel » dénonce entre autres les méfaits des produits ménagers, lingettes, insecticides, déboucheurs de tuyaux, désodorisants et aussi également les peintures, vernis, les divers produits de traitement et de revêtements du sol aux plafonds des bâtiments (sans oublier l’intérieur des véhicules, pas mieux lotis).

Conclusion : vivez au grand air et dans la boue !

Si vous insistez pour avoir quatre murs et un toit, rendez-vous au salon Bâtir Écologique, qui se tiendra vendredi 30 novembre, samedi 1er et dimanche 2 décembre 2007 à la Cité des Sciences et de l’Industrie, à Paris.

Vous pouvez aussi vous laisser tenter par la construction d’une maison de paille. Non, c’est pas une blague – foi de grand méchant loup – je connais même quelqu’un qui connaît quelqu’un qui est en train de le faire. Suppliez-moi et je vous rédige un petit reportage sur le sujet !

jeudi 4 octobre 2007

Et les bâtiments des écoles ? Verts, eux aussi ?

Un contenu pédagogique vert, des activités vertes et équitables, une politique de sensibilisation aux enjeux environnementaux, c’est bien mais qu’en est-il des bâtiments des écoles déclarées EVB ? Selon un rapport financé entre autres par l’American Federation of Teachers, l’American Institute of Architects, les écoles vertes coûteraient en moyenne 2% de plus soit environ 33$ de plus par m2 et consommeraient en moyenne 33% moins d’énergie. Sur 20 ans, cela pourrait représenter une économie directe de 67$/m2. Outre l’aspect financier, les avantages sont indéniables : meilleure qualité d’air, meilleur contrôle de la température, du taux d’humidité, de l’acoustique et de la luminosité. Et par extension, meilleure qualité de vie à l’école, bien-être des élèves et enseignants, performances scolaires accrues, moindre absentéisme, etc. Or, si les programmes éducatifs sur l’environnement fleurissent au Québec, la construction de bâtiments selon les principes de développement durables est lente à démarrer.

Rien ne se perd

En 2005, la ville de Montréal a inauguré ses deux premiers bâtiments durables, les pavillons Lassonde de l’Ecole Polytechnique de Montréal. Le chauffage y est assuré par les pertes de chaleur du pavillon voisin, les toilettes fonctionnent avec l’eau de pluie, un toit vert permet d’améliorer l’isolation, les pierres blanches du toit permettent de réduire la climatisation par réfraction de la lumière du soleil ; de l’acier recyclé et du bois usagé ont été utilisés pour la structure et le coffrage, etc. Et pour couronner le tout, la quasi-totalité des déchets de construction ont été récupérés. Ailleurs au Québec, les bâtiments se comptent sur les doigts d’une main. Citons à Victoriaville - située entre Montréal et Québec - le Centre intégré de Formation et d’innovation technologique qui innove en matière de gestion d’énergie avec son mur solaire métallique permettant de chauffer l’air entrant ; A Québec, l’école La Grande Hermine a été construite pour répondre aux principes de développement durable. Construite à l’emplacement d’une ancienne école dont 98% des matériaux ont été recyclés lors de sa démolition, cette école serait la première à être inscrite au Conseil Canadien des bâtiments durables. Et comme durable signifie aussi communautaire, cette école innove en donnant accès aux citoyens à sa salle informatique, sa bibliothèque, aux gymnases, etc. Autre exemple pionnier, l’école Albert-Naud d’Alma, déclarée EVB (école verte Brundtland) depuis plus de 10 ans, est la première école primaire au Québec à obtenir la certification ISO 14001 en environnement.

La France pionnière

Mais quand on parle d’école verte, c’est vers la France que les yeux se tournent. Et plus précisément à Limeil-Brévannes où " la future école de la rue Prugnot … est conçue pour produire autant d'énergie qu'elle en consommera : ce sera une école « énergie zéro ». Ce sera même la première construite en France. Pour y parvenir, elle sera fortement isolée (deux fois plus d'isolant que sur les bâtiments courants) et bénéficiera des dernières techniques de vitrages les plus performants (deux fois plus isolants que les vitrages courants). Elle sera principalement orientée vers le sud pour couvrir, en hiver, une partie importante des besoins de chauffage par la chaleur du soleil. Elle sera largement vitrée pour que l'éclairage électrique soit utilisé le moins longtemps possible… "

Suite sur le site de l'Ecole verte