Le rapport entre les vaches et l’effet de serre…
Par Françoise Curtet le jeudi 6 mars 2008, 18:28 - Infos - Lien permanent
Et pour commencer, un peu de biologie :-)
Les vaches se nourrissent de cellulose (par exemple tiges d’herbes). C’est
totalement indigeste. Elles ont donc une poche spéciale, la panse, qui leur
permet de décomposer cette cellulose en éléments assimilables. Elles sont pour
cela assistées par des milliards d’organismes microscopiques, qui composent le
« rumen » : 10puissance10 bactéries, 10puissance6 protozoaires et
10puissance4 champignons par gramme de contenu digestif, soit une biomasse de
4kg. Cette population microscopique est très étudié par les chercheurs et même
protégée. Voir l’article de l’INRA:
Une banque européenne de protozoaires du rumen. Au moins, sur le plan de la
biodiversité, les protozoaires sont protégé, ouf !

Entodinium simplex, un protozoaire cilié du rumen, en microscope électronique à balayage.
© INRA / B. Martinie-Gaillard Réf. : PCD 9032-IMG0005.PCD
Malheureusement, dans cette opération dite de rumination, les vaches
émettent du méthane, CH4, un gaz très fortement impliqué dans le réchauffement
climatique.

Vue 3D du méthane. Source Wikipedia.
Or il y a de plus en plus de vaches sur la planète pour satisfaire les besoins croissants en viande. Par exemple, la consommation moyenne par américain est de 227 grammes de viande par jour et l’on estime que la consommation mondiale va doubler d’ici 2050.
Et l'on retrouve l'effet de serre...
Le méthane est considéré comme le deuxième gaz à effet de serre après le gaz
carbonique. Manque de chance, on vient de réévaluer à la hausse l’effet à court
terme du méthane. En effet, il se trouve que le méthane exerce ses méfaits
principalement dans les premières années de son émission, alors qu’on utilisait
jusqu’à présent un pouvoir de réchauffement calculé au bout d’un siècle. Dans
ce calcul, une molécule de méthane équivaut à 90 molécules de CO2 dix ans après
son émission, à 49 au bout de 40 ans et à 25 dans 100 ans. C’est une étude
française qui le démontre, publiée ce mois-ci dans La
recherche.
Voilà donc le dernier argument en date pour devenir végétarien, ou presque.
Des arguments, il y en a d’autres, on les réserve pour une autre fois, à moins
que vous ne les trouviez vous-même.
En attendant, pour découvrir l'univers des "vegans" voici un site dont j'ai bien aimé le titre et la bannière, en plus le lien vous amène direct sur les recettes..
