Publiées récemment dans « BioBulle n° 80 » magazine spécialisé dans le bio au Québec, voici quelques infos qui font le point sur le développement du Québec Vert et Bio.
Réduction des gaz à effet de serre, B+ pour le Québec
A l’occasion de l’Entente sur le climat des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada, la coalition représentée par une quinzaine de groupes environnementaux ont accordé la note B+ à la province du Québec pour la deuxième année consécutive. D’après Jean-François Nolet d’Equiterre, il y a encore beaucoup de tavail à faire dans les domaines des transports, de la sensibilisation publique, de l’énergie, notamment. Le Québec a donc encore du pain sur la planche pour atteindre le niveau de ses prétentions…
Le Bio, les Québécois bons derniers…
Même si la vente de produits bio continue à augmenter au Québec, le taux de croissance de vente des produits bio est le plus faible du Canada, 21% contre 44% dans la province de l’Alberta en un an. Joanne Labrecque, professeur en enseignement du marketing à HEC Montréal mentionne cependant qu’il ne faut pas en conclure que les Québécois sont moins sensibles au bio qu’ailleurs « Ici les consommateurs sont très près de leurs producteurs ». Au total, les grandes épiceries sont toutefois la principale source de produits bio pour les Canadiens : 41% des achats se font dans les marchés d’alimentation généralistes. Suivent les marchés d’alimentation naturelle avec 33% des ventes.
Un marché en pleine structuration
Une table ronde s’est tenue en octobre 2007 à Montréal pour promouvoir la production de produits bio au Canada. Problèmes de réglementation, d’homogénéisation des labels, de commercialisation, de production, de transports ont été débattus. Si la demande des consommateurs semble acquise, l’offre reste fragile faute de structures commerciales et de coopération entre les segments de la chaîne de valeur. Autre problème majeur, la concurrence bio qui inonde le marché canadien de produits meilleurs marché comparés aux produits locaux et saisonniers. Gérard Bouchard, président de la Fédération d’agriculture biologique souligne l’urgence pour le Québec de mettre en place « de manière rapide et ordonnée » une politique de soutien et de développement de l’agriculture biologique. Car la question de savoir si le Québec est en train de rater le virage bio se pose. Il n’y a qu’à faire ses courses au supermarché du coin pour le constater. Faut dire qu’ici, le climat n’aide pas…. on est sous la neige près de 6 mois par an…