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Québec Vert et Bio

Des infos, des évènements, des articles sur le Québec vert et bio, histoire de voir à quoi ça ressemble de ce coté-ci de l'atlantique!

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mardi 29 janvier 2008

Bilan de santé : Peut mieux faire !

Publiées récemment dans « BioBulle n° 80 » magazine spécialisé dans le bio au Québec, voici quelques infos qui font le point sur le développement du Québec Vert et Bio.

Réduction des gaz à effet de serre, B+ pour le Québec

A l’occasion de l’Entente sur le climat des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada, la coalition représentée par une quinzaine de groupes environnementaux ont accordé la note B+ à la province du Québec pour la deuxième année consécutive. D’après Jean-François Nolet d’Equiterre, il y a encore beaucoup de tavail à faire dans les domaines des transports, de la sensibilisation publique, de l’énergie, notamment. Le Québec a donc encore du pain sur la planche pour atteindre le niveau de ses prétentions…

Le Bio, les Québécois bons derniers…

Même si la vente de produits bio continue à augmenter au Québec, le taux de croissance de vente des produits bio est le plus faible du Canada, 21% contre 44% dans la province de l’Alberta en un an. Joanne Labrecque, professeur en enseignement du marketing à HEC Montréal mentionne cependant qu’il ne faut pas en conclure que les Québécois sont moins sensibles au bio qu’ailleurs « Ici les consommateurs sont très près de leurs producteurs ». Au total, les grandes épiceries sont toutefois la principale source de produits bio pour les Canadiens : 41% des achats se font dans les marchés d’alimentation généralistes. Suivent les marchés d’alimentation naturelle avec 33% des ventes.

Un marché en pleine structuration

Une table ronde s’est tenue en octobre 2007 à Montréal pour promouvoir la production de produits bio au Canada. Problèmes de réglementation, d’homogénéisation des labels, de commercialisation, de production, de transports ont été débattus. Si la demande des consommateurs semble acquise, l’offre reste fragile faute de structures commerciales et de coopération entre les segments de la chaîne de valeur. Autre problème majeur, la concurrence bio qui inonde le marché canadien de produits meilleurs marché comparés aux produits locaux et saisonniers. Gérard Bouchard, président de la Fédération d’agriculture biologique souligne l’urgence pour le Québec de mettre en place « de manière rapide et ordonnée » une politique de soutien et de développement de l’agriculture biologique. Car la question de savoir si le Québec est en train de rater le virage bio se pose. Il n’y a qu’à faire ses courses au supermarché du coin pour le constater. Faut dire qu’ici, le climat n’aide pas…. on est sous la neige près de 6 mois par an…

jeudi 4 octobre 2007

Et les bâtiments des écoles ? Verts, eux aussi ?

Un contenu pédagogique vert, des activités vertes et équitables, une politique de sensibilisation aux enjeux environnementaux, c’est bien mais qu’en est-il des bâtiments des écoles déclarées EVB ? Selon un rapport financé entre autres par l’American Federation of Teachers, l’American Institute of Architects, les écoles vertes coûteraient en moyenne 2% de plus soit environ 33$ de plus par m2 et consommeraient en moyenne 33% moins d’énergie. Sur 20 ans, cela pourrait représenter une économie directe de 67$/m2. Outre l’aspect financier, les avantages sont indéniables : meilleure qualité d’air, meilleur contrôle de la température, du taux d’humidité, de l’acoustique et de la luminosité. Et par extension, meilleure qualité de vie à l’école, bien-être des élèves et enseignants, performances scolaires accrues, moindre absentéisme, etc. Or, si les programmes éducatifs sur l’environnement fleurissent au Québec, la construction de bâtiments selon les principes de développement durables est lente à démarrer.

Rien ne se perd

En 2005, la ville de Montréal a inauguré ses deux premiers bâtiments durables, les pavillons Lassonde de l’Ecole Polytechnique de Montréal. Le chauffage y est assuré par les pertes de chaleur du pavillon voisin, les toilettes fonctionnent avec l’eau de pluie, un toit vert permet d’améliorer l’isolation, les pierres blanches du toit permettent de réduire la climatisation par réfraction de la lumière du soleil ; de l’acier recyclé et du bois usagé ont été utilisés pour la structure et le coffrage, etc. Et pour couronner le tout, la quasi-totalité des déchets de construction ont été récupérés. Ailleurs au Québec, les bâtiments se comptent sur les doigts d’une main. Citons à Victoriaville - située entre Montréal et Québec - le Centre intégré de Formation et d’innovation technologique qui innove en matière de gestion d’énergie avec son mur solaire métallique permettant de chauffer l’air entrant ; A Québec, l’école La Grande Hermine a été construite pour répondre aux principes de développement durable. Construite à l’emplacement d’une ancienne école dont 98% des matériaux ont été recyclés lors de sa démolition, cette école serait la première à être inscrite au Conseil Canadien des bâtiments durables. Et comme durable signifie aussi communautaire, cette école innove en donnant accès aux citoyens à sa salle informatique, sa bibliothèque, aux gymnases, etc. Autre exemple pionnier, l’école Albert-Naud d’Alma, déclarée EVB (école verte Brundtland) depuis plus de 10 ans, est la première école primaire au Québec à obtenir la certification ISO 14001 en environnement.

La France pionnière

Mais quand on parle d’école verte, c’est vers la France que les yeux se tournent. Et plus précisément à Limeil-Brévannes où " la future école de la rue Prugnot … est conçue pour produire autant d'énergie qu'elle en consommera : ce sera une école « énergie zéro ». Ce sera même la première construite en France. Pour y parvenir, elle sera fortement isolée (deux fois plus d'isolant que sur les bâtiments courants) et bénéficiera des dernières techniques de vitrages les plus performants (deux fois plus isolants que les vitrages courants). Elle sera principalement orientée vers le sud pour couvrir, en hiver, une partie importante des besoins de chauffage par la chaleur du soleil. Elle sera largement vitrée pour que l'éclairage électrique soit utilisé le moins longtemps possible… "

Suite sur le site de l'Ecole verte

Les écoles vertes au Québec

C’est bien connu, les jeunes sont l’avenir du monde… Or qu’apprend-on à l’école aujourd’hui sur les problèmes environnementaux locaux et mondiaux ? Quels exemples leur donnons-nous ? Quelles valeurs environnementales leur transmet-on ?

Au Québec, ces questions sont véritablement posées depuis … 1987, date de parution du Rapport de commission mondiale sur l’environnement et le développement intitulé « Notre avenir à tous » publié par l’ONU. Ou Rapport Brundtland, du nom de la présidente de la commission, Madame Gro Harlem Brundtland. En réponse à la question du développement durable et en collaboration avec le ministère de l’environnement, la Centrale de l’Enseignement du Québec réalise une mallette contenant cahier pédagogique, vidéo, affiche, pièce de théâtre et cassette, qu’elle met à disposition des écoles. Le statut d’ « Ecole verte Brundtland » voit le jour et est accordé pour la première fois en 1993 à deux écoles de Montréal. L’année suivante, 80 établissements sont déclarés EVB, puis 200 en 1998, plus de 200 en 2002, enfin plus de 1000 aujourd’hui. Une implication donc massive compte tenu que le Québec ne compte que 7,5 millions d’habitants (allophones) soit un peu plus que la population de la région Ile-de-France.

L’engagement, le ticket d’entrée

Le statut EVB fait donc référence au Québec. Pour l’obtenir, l’école doit, entre autres, intégrer 4 valeurs de base : écologie (agir localement et penser globalement), pacifisme (non violence absolue, veiller au droit de la personne à répondre à ses besoins fondamentaux), solidarité (tenir compte des générations présentes et futures, partage équitable des ressources, aide aux plus démunis) et démocratie (participer aux décisions, liberté de pensée, d’expression ou d’association). De plus, l’école s’engage à réaliser chaque année scolaire une action éducative dans chacune des 4 catégories suivantes :

- au sein de la classe : gestion des déchets, de l’eau, compostage, économie d’énergie, etc. - au sein de l’école : campagne de sensibilisation pour l’utilisation de vaisselle durable, aide aux devoirs par les pairs, évènementiels autour du racisme, etc. - ouverture sur la communauté : nettoyage des berges d’un cours d’eau, collecte de nourriture, etc. - ouverture sur le monde : parrainage, correspondance avec des élèves d’un autre pays, campagne nationale et internationale, etc.

Chacun selon ses moyens

Chaque établissement a la liberté de réaliser ses projets spécifiques. Par exemple, dans un collège, une action de récupération de vaisselle et d’articles de maison a permis aux étudiants diplômés et inscrits à l’université de partir avec leur kit d’installation domestique dans leurs valises. Dans une autre école, on a construit une éolienne. Une autre encore a réalisé un jardin d’oiseaux. Pour ce faire, un élève de techno aidé de son prof a construit 8 cabanes pour abriter diverses espèces d’oiseaux. Autre exemple, plusieurs écoles de la région du Saguenay réalisent cet automne une campagne de sensibilisation à l’impact social et économique de la forêt dans la région et à son aménagement durable.

Citons aussi les créations de bacs de récupération d’eau de pluie, les productions d’émission radio et la rédaction de journaux, les potagers et pépinières bios, etc. Bref, chaque école développe ses projets en fonction de sa localisation, de ses élèves et de ses professeurs. Et pas besoin d’embaucher un personnel qualifié EVB. À l’école Saint-Rémy de Montréal-Nord, c’est le concierge qui a coordonne toute les activités environnementales de l’école.

Des partenaires et des outils efficaces

Pour se développer, se former et s’informer, les écoles vertes travaillent en étroite collaboration avec des partenaires extérieurs : Recyl-Québec, Club 2/3, Développement et Paix, ENvironnement JEUnesse et Oxfam. Chacun a son site et offre ses services originaux, créatifs et variés.

Enfin, Si vous êtes intéressés, diverses trousses éducatives sont à la disposition des enseignants :

- « Terre comprise » axé sur les défis sociaux - « Des idées dans l’air » axé sur les changements climatiques - « Fleuves du monde » axé sur la protection de l’eau - « Des watts entre les deux oreilles » sur l’utilisation rationnelle de l’énergie - « Ensemble récupérons notre planète » éducation relative à l’environnement.

Infos extraites du dossier « Plus que des école » par Stéphane Groleau, de la revue Bio bulle, numéro septembre/octobre 2007 « les écoles vertes, quand instruction rime avec éducation ».

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