On en a fatalement entendu parler si on s’intéresse aux produits dit biologiques, écologiques ou verts. J’ai fait le pas d’en acheter à l’occasion d’un lavage de laines naturelles destinées à la teinture. On me recommandait la saponaire, jolie plante des talus, malheureusement pas très répandue en milieu urbain… J’ai acheté des noix de lavage de l’Himalaya.
J’ai pris un sac de 5kg pour le prix de 12 euros. Fourni avec un mode
d’emploi succinct, un sachet en coton, une affirmation non certifiée sur le
caractère éthique de la production.

Ces noix sont plus ou moins collantes, chacune se présente comme une
coquille vide, que l’on doit concasser au marteau. Brassées dans de l’eau,
elles libèrent de la saponine : cela mousse en effet.

Pour la lessive, on en met entre 3 et 6 - suivant les recommandations trouvées - dans le sachet en coton et l'on ferme bien le cordon de serrage - sinon vous retrouvez votre linge constellé de morceaux d’écorces. Et hop, dans le tambour de la machine à laver. Les noix peuvent resservir 2 ou 3 fois (là non plus, ce n’est pas très précis).
La constatation, c’est que cela lave ni plus ni moins bien que la lessive Monoprix Vert que j’utilisais avant. Donc, pourquoi continuer à payer - cher - une lessive pas vraiment garantie écologique, et à gaspiller des emballages, pour un résultat moyen ? L’autre conclusion, c’est que de toute façon, nous ne salissons pas beaucoup. L’interrogation sur la nécessité d’utiliser un produit de lavage commence à poindre.
Au fil de temps, le premier sachet de mousseline a fini par se déchirer… Il faudrait en coudre un autre, je n’ai guère le temps et je reprends mon bidon de lessive toute prête. Je continue à me poser des questions, à tempêter contre le manque d’infos, les étiquettes incomplètes ou incompréhensibles, les produits soi-disant écologiques tous parfumés, avec des conservateurs, à base d’huile de palme… Je décide de faire une recherche poussée sur le Net. Les résultats sont absolument édifiants. Et présentés dans le billet suivant.