Cela fait presqu’un an que ce blog est ouvert. Quel bilan en tirer ? La satisfaction d’avoir grappillé un peu d’infos sur certains sujets, sans pour autant arriver toujours à retranscrire le tout dans un article cohérent. Trop d’infos ou pas assez, l’impression d’arriver face un mur infranchissable parce que les infos ne sont pas disponibles pour les particuliers, trop de recherches à faire, pas de temps pour enquêter, aller aux sources. En quelque sorte les limites d’un travail d’amateur…
Voilà donc une partie des sources, ces articles découpés et ensuite classés
dans des chemises colorées. En rouge les « gros dossiers » :
réchauffement, déforestation, OGM, agrocarburants ; en bleu tout ce qui
concerne l’eau et les mers, la pêche ; en orange l’énergie et les
transports ; en jaune les politiques ; en gris, les pollutions ;
en marron la vie quotidienne ; en vert les bonnes nouvelles, les actions
« qui marchent », l’agriculture biologique, la reforestation, le commerce
équitable, les énergies renouvelables…
Autant le dire tout de suite, les dossiers verts sont restés bien maigres… De même que ceux consacrés aux politiques notamment des villes et des régions : j’en attendais plus.
L’épaisseur des dossiers révèle les déplacements des lignes de force ou des préoccupations du moment. Le « réchauffement climatique » a bien grossi « grâce » au sommet de Tokyo, mais aussi celui de l’énergie, « grâce » au prix du pétrole, les débats sur la croissance et les modèles de développement ont fait rage, enfin le dossier « agriculture » grossit, grossit, grossit, à la mesure de la « flambée » des prix agricoles.
Un dossier, dont je ne voyais pas trop l’intérêt, est devenu énorme : celui des publicité d’entreprises sur l’environnement… Du « grennwashing » pour beaucoup, et vraiment, il y en a de pleines pages et des campagnes entières - EDF, Total, Carrefour, Suez, les constructeurs automobiles, les compagnie de taxi, etc. Il n'a pas fini d'être alimenté, celui-là.
Il y a des thèmes, aux enjeux aussi vitaux, dont on s’occupe beaucoup moins : l’augmentation de la pollution, la pression humaine sur l’environnement, la diminution de la ressource en eau, la perte de la biodiversité, les effets sur la santé humaine. Des articles distillent des informations au jour le jour, négatives, alarmistes, catastrophistes mais on a un peu l’impression que cela ne mobilise pas beaucoup.
Conclusion (provisoire). Au bout d’un an, et quelle que soit l’épaisseur des dossiers, c’est vraiment un panorama de l’étendue des dégâts qui se mesure là, sur tous les plans : nature, environnement, ressources, partage, équité, santé, mode de vie….Dans le même temps on nous a proposé de nouveaux gadgets, de consommer « durablement » mais surtout de continuer à consommer, de faire du vélo, de manger local, de changer de lave-vaisselle, d’éteindre ses veilleuses, etc. Mais quel effet ? Pas grand chose sur les résultats : on a plus l’impression d’un grand brassage d’infos, qui tourne à toute allure, et qui nous balance du bilan carbone et des sacs recyclés parce que c’est la mode.
Pas très gai ? Non. Pas très optimiste ? Non plus.
Note : pour célébrer cet anniversaire, voici donc la création d’une nouvelle rubrique, « le carnet des extinctions ». Oui, une rubrique où l’on fera la "nécro" de chacune des espèces disparue, au fur et à mesure des annonces. La première, c’est le phoque moine des Caraïbes - paix à son âme. Et très bientôt un autre anniversaire, celui de la disparition il y a un an - enfin de l’annonce officielle de l’extinction définitive - c’est horrible, non ? - de Baiji, le dauphin-déesse du Yangzi.
