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vendredi 9 janvier 2009

Fermeture (s)

Ce blog est fermé – temporairement ? définitivement ? pour cause d’engagement et de surcharge d’activité ici.

Pour aussi être arrivée devant un mur ? une impasse ? une voie momentanément bouchée ? une boucle bouclée, un désenchantement – mais avons-nous jamais été enchanté par le développement durable ? – ou à tout-le-moins une perte de naïveté...

En attendant, en voic d'autres, qui sont désenchantés :

"Il n’y a pas de «catastrophe environnementale». Il y a cette catastrophe qu’est l’environnement. L’environnement, c’est ce qu’il reste à l’homme quand il a tout perdu. Ceux qui habitent un quartier, une rue, un vallon, une guerre, un atelier, n’ont pas d’«environnement », ils évoluent dans un monde peuplé de présences, de dangers, d’amis, d’ennemis, de points de vie et de points de mort, de toutes sortes d’êtres. Ce monde a sa consistance, qui varie avec l’intensité et la qualité des liens qui nous attachent à tous ces êtres, à tous ces lieux. Il n’y a que nous, enfants de la dépossession finale, exilés de la dernière heure – qui viennent au monde dans des cubes de béton, cueillent des fruits dans les supermarchés et guettent l’écho du monde à la télé – pour avoir un environnement. Il n’y a que nous pour assister à notre propre anéantissement comme s’il s’agissait d’un simple changement d’atmosphère. Pour s’indigner des dernières avancées du désastre, et en dresser patiemment l’encyclopédie."

L’auteur « soupçonné » – ou l’un des rédacteurs comme il est mentionné dans la préface de ce livre – « présumé » est en prison. Sa compagne également. Sans lettre, sans visite, réveillée toutes les deux heures. Dans d’autres pays cela s’appelle de la torture.

Ce livre est en ligne ici , sur le site de Dominique Guillet, fondateur de l’association Kokopelli qui depuis des décennies œuvre pour la protection de la biodiversité par la sauvegarde, la production et la diffusion de semences biologiques, de variétés anciennes, ou préservées dans le monde entier.

Quelle rapports entre les deux ? Voici ce que dit Dominique Guillet dans la lettre d’information de Kokopelli :

"Cela fait plus de dix années que je crie haut et fort qu'il ne sert à rien de protéger la biodiversité alimentaire si nous n'avons pas la liberté sociale de l'utiliser. Kokopelli n'est pas tourné vers le passé mais vers le futur. Au cœur de cette extinction d'envergure planétaire, nous voulons préserver des semences pour les oasis du futur, il est vrai, mais nous avons surtout à cœur de lutter pour conserver la liberté sociale de les jardiner et de les jardiner en agro-écologie."

Une lutte, parmi d’autres.

mercredi 30 juillet 2008

La graine après les fruits ?

Entendu lors de la visite guidée d’un jardin naturel et pédagogique à Paris : les graines, c’est toujours après la fleur ?

Ben oui… Allez, un site (Web) et un site (Vrai) pour s’améliorer en botanique :

  • Le jardin qui suscite de si bonnes questions : Les Jardins Passagers, dans le parc de la Villette à Paris, prendre un sentier en face de la librairie Acte Sud, côté Grande Halle (Porte de Pantin). On vous mâche le travail : voici ici le plan et la plaquette.

Jardins ouverts au public de mai à septembre, le samedi et dimanche, de 13h à 19h. Visite guidée gratuite à 15h.

Ateliers pour enfants et adultes, dans les Jardins Passagers et dans le reste du Parc de La Villette, programme La Villette en famille. Infos et réservation : 01 40 03 75 75

Ateliers pour groupes - scolaires, centres de loisirs, adultes. Renseignements au 01 40 03 74 82.

A noter : en ce moment un évènement intitulé Les lunes de miel vous offre la possibilité de dormir dans un « luneur » je cite « chambre de cohabitation pour 2 terriens et 100 000 abeilles ». Jusqu’au 28 septembre. Renseignement et réservation : 01 40 03 75 75.

PS : les abeilles transportent le pollen sur leur dos, leurs pattes etc. Mais c’est le nectar qu’elles consomment pour fabriquer le miel. Bon, allez, prochain cours dans quelques mois…

abeillepollen

PPS : la photographie est de Nicolas Guérin, publiée sur Wikimedia Commons

mercredi 9 juillet 2008

Le phoque-moine des Caraïbes

Officiellement déclaré "espèce éteinte" par le NOAA - National Oceanic and Atmospheric Administration (USA) - le phoque moine des Caraïbes ou Monachus tropicalis n'avait pas été vu depuis une cinquantaine d'années. On doit constater que cette information déclenche moins d'intérêt que la "spectaculaire" extinction du dauphin du Yangzé il y a un an.

Pourquoi le phoque moine des caraïbes a-t-il fini par disparaitre ? Les causes sont simples et connues, c'est une longue litanie de nuisances causées par l'homme :

  • chasse massive aux 18ème et 19ème siècles pour la graisse et la peau
  • urbanisation des côtes
  • développement du tourisme
  • pollutions des eaux de mer
  • raréfaction des poissons qui constituent leur alimentation

Les deux seules images trouvées sur Wikipedia commons ne sont pas très glamour. Et aucun article de Wikipedia n'est consacré à Monachus tropicalis.
Celle-ci a été prise en 1910 au zoo de New-York :

phoquemoine2

Et celle-ci provient d'un livre américain de la fin du 19ème siècle, sur l'industrie de la pêche (fonds de la bibliothèque du NOOA).


phoquemoine1

Les deux autres espèces de phoques moines sont elles aussi en danger : il s'agit de Monachus monachus, qui vit en Méditerrannée (plus que 500 individus environ) et de Monachus schauinslandi, qui est hawaien.

Pour terminer sur une note optimiste, citons le sauvetage réussi des "phoques veaux marins" en Baie de Somme : quasi disparus dans les années 70, ils forment maintenant une colonie d'une centaine d'individus environ. Les mesures sont simples, il suffit de prendre la liste des nuisances - notamment les deux premières - et de faire l'inverse :

  • interdiction de la chasse en 1972
  • mise en réserve d'une grande partie de la Baie de Somme
  • surveillance durant l'été et information du public pour limiter les dérangements.

Si vos chemins de vacances vous amènent du côté de Saint-Valéry sur Somme, vous aurez de bonnes chances de les observer à partir de la pointe du Hourdel, au bout de la baie. Vous pouvez aussi participer à une balade guidée proposée par la Maison de l'oiseau. Enfin, n'oubliez pas le Parc ornithologique du Marquenterre, un haut lieu d'accueil et d'observation de la biodiversité.

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