Ce blog est fermé – temporairement ? définitivement ? pour cause d’engagement et de surcharge d’activité ici.
Pour aussi être arrivée devant un mur ? une impasse ? une voie momentanément bouchée ? une boucle bouclée, un désenchantement – mais avons-nous jamais été enchanté par le développement durable ? – ou à tout-le-moins une perte de naïveté...
En attendant, en voic d'autres, qui sont désenchantés :
"Il n’y a pas de «catastrophe environnementale». Il y a cette catastrophe qu’est l’environnement. L’environnement, c’est ce qu’il reste à l’homme quand il a tout perdu. Ceux qui habitent un quartier, une rue, un vallon, une guerre, un atelier, n’ont pas d’«environnement », ils évoluent dans un monde peuplé de présences, de dangers, d’amis, d’ennemis, de points de vie et de points de mort, de toutes sortes d’êtres. Ce monde a sa consistance, qui varie avec l’intensité et la qualité des liens qui nous attachent à tous ces êtres, à tous ces lieux. Il n’y a que nous, enfants de la dépossession finale, exilés de la dernière heure – qui viennent au monde dans des cubes de béton, cueillent des fruits dans les supermarchés et guettent l’écho du monde à la télé – pour avoir un environnement. Il n’y a que nous pour assister à notre propre anéantissement comme s’il s’agissait d’un simple changement d’atmosphère. Pour s’indigner des dernières avancées du désastre, et en dresser patiemment l’encyclopédie."
L’auteur « soupçonné » – ou l’un des rédacteurs comme il est mentionné dans la préface de ce livre – « présumé » est en prison. Sa compagne également. Sans lettre, sans visite, réveillée toutes les deux heures. Dans d’autres pays cela s’appelle de la torture.
Ce livre est en ligne ici , sur le site de Dominique Guillet, fondateur de l’association Kokopelli qui depuis des décennies œuvre pour la protection de la biodiversité par la sauvegarde, la production et la diffusion de semences biologiques, de variétés anciennes, ou préservées dans le monde entier.
Quelle rapports entre les deux ? Voici ce que dit Dominique Guillet
dans la lettre d’information de Kokopelli :
"Cela fait plus de dix années que je crie haut et fort qu'il ne sert à rien de protéger la biodiversité alimentaire si nous n'avons pas la liberté sociale de l'utiliser. Kokopelli n'est pas tourné vers le passé mais vers le futur. Au cœur de cette extinction d'envergure planétaire, nous voulons préserver des semences pour les oasis du futur, il est vrai, mais nous avons surtout à cœur de lutter pour conserver la liberté sociale de les jardiner et de les jardiner en agro-écologie."
Une lutte, parmi d’autres.
